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Des nouvelles de nos membres ... d'outre mer ...
Sur les mers lointaines, plusieurs de nos membres ont navigué et/ou naviguent aujourdhui contre vents et marées.
L'objectif de cette page est de vous en informer et de vous faire participer à leur expérience en vous communiquant tant les messages d'actualité ( merci Internet ) que les pages de livre de bord inoubliables des années antérieures.
La liste est toutefois longue et en cours de rédaction grâce à la mémoire des Anciens, Radio Ponton et nos archives , mais il faut le temps de les dépouiller !
Classés par ordre alphabétique, nous avons à ce jour déjà les membres suivants :
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Jacques Pourbais ( Tornado, mer Egée 1975 )
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Jacques Denis ( Dyonysos )
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Hans Braet ( ........ ) , tour du monde entre .... et 2001.
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Philippe Lejeune ( Petrel ) ( Méditerrannée, Turquie, Mer Noire, dans les années ......... )
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Paul Orban ( Dagon) ( Canaries, Antilles, Panama, Galapagos, Tonga, Nlle Zélande, Australie, ... )
Qui peut nous aider à compléter la liste ? et à nous faire parvenir des extraits de livre de bord et autres anecdotes ?
Quand la liste sera complète ( ou presque ) on tentera de rédiger un tableau avec le nombre de Miles parcourus .... ( A suivre )
..... et pour suivre l'actualité, voici les news de Dyonysos :
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16 oct
2006 |
Après de multiples escales, et beaucoup de mises au point sur le bateau (un bateau neuf demande pas mal de mises au point et de reglages) qui on pris énormement de temps a terre, nous sommes a Santa cruz de Tenriffe en attente de depart prevu entre le 23 et le 26 courant vers Cabo Verde pour une traversee de six jours, puis vers le Senegal. J' ai attendu pour vous ecrire a tous afin de pouvoir vous donner le site ou vous pourrez suivre le Dinysos IV qui accompagne un rallye d'une bonne 20aine de voiliers, et ce dès notre depart d'ici. www.ilesdusoleil.com (Cliquez sur le lien).
Beaucoup de mes pensées vont vers vous tous, et le mal du pays apparait de temps en temps mais rassurez vous ca passe!!!!
Yves a bord de Dionysos. |
1
sept
2006 |
Après beaucoup de retards accumulés, nous sommes enfin partis de Nieuport en date du 10 juillet. Le bateau étant en attente de ses moyens de
communications, nous sommes restés encore plus d'une semaine à Duinkerke, avec la visite de plusieurs amis, venant nous dire bonjour de Nieuport.
L équipage de base, formé de Yves, Denise et moi-même, avons bravement
affronté la mer vers Boulogne, ou Gaetano nous a rejoins, pour une toute
première croisière, jusqu'à Fécamp. Expérience des plus passionnante pour
Gaetano, qui quitte notre bord à regrets. Récupération de Georges à
Cherbourg, pour une navigation vers Aldernay, promenade inoubliable, autour de l'île et départ pour l'Aber Wrach. Attente d'une météo favorable, pour le
Ouessant (qui voit Ouessant, bois son sang), arrêt technique à Brest pour
charger le canot, recevoir une nouvelle voile et commander une trinquette
spéciale pour la traversée. Quelques mises au point du gréement, et autres
problèmes techniques et départ pour Ste Marine, sur la rivière de l'Odet,
avec passage du Sein(qui vois le sein, prie tous les saints).. Longue
escale, car Ste Marine est notre « pays » préféré, et sans doute notre futur
lieu d'adoption.
Nous y avons retrouvé, notre désormais amis et frère de la
côte Queue de Malet, dit « Goïot ». Ce frère est célèbre dans le milieu de
la plaisance, car tous les bateaux, ou presque, construits après les années
soixante possède des capots de pont de la marque Goïot, son nom de famille
étant devenu aujourd'hui un nom commun.
Nous avons eu le plaisir de rencontrer également Sylvie et Michel, en escale, et surtout Jean-Jacques et Ghislaine, désormais, habitants de plus en plus assidus de Ste Marine.
Ce fut une escale un peu plus longue que prévue, d'abord parce qu'on s'y
sent bien, ensuite parce que la météo était désespérément mauvaise sur le
cap Finistère. Pour les non-navigateur, il faut savoir que le Gascogne est
souvent le plus mauvais endroit a fréquenter, lors d'une longue croisière
dans l'atlantique. L'on dit, qu'une fois le Gascogne passé, on a fait le
plus dur, donc, prudence. Après plusieurs consultations de Météo Consult, un
routeur professionnel, nous avons trouvé une « fenêtre » favorable. Hélas,
Georges nous quitté, pris par le temps, il nous rejoindra à Lisbonne pour
Madère et les Canaries, à bientôt Georges. Nous sommes finalement restés un mois à Ste Marine, mais quel régal !
La traversée c'est finalement faite au moteur, faute de vent, ce qui est un
comble pour le Golfe. Plusieurs bateaux sont arrivés avant ou après nous, un
peu « secoués ». Le golfe était à la hauteur de sa réputation, mais pas pour
nous, merci à Méteo Consult.
De la Corogne, nous avons, sur les conseils de Queue de Malet, visité St
Jacques de Compostelle, mon saint patron, sponsorisé par la Shell, ancienne
mère nourricière de Denise. La visite fut vraiment très étonnante et
franchement, nous fûmes éblouis par les décorations baroques de la
cathédrale, dégoulinante d'or. Nous en avons profité pour visiter la
Galicie, encore très peu fréquentée par les touristes, mais très riche en
paysages sauvages, (aujourd'hui malheureusement fortement touchée par les incendies), et en restes archéologique, tant celtes que mégalithiques, ou
encore la civilisation dite des Castro, (châteaux forts ), villages du
Vème av. JC au II ème Ap JC.
Aujourd'hui, nous faisons escale à Portosin, charmant petit port au fond
d'une rias, d'où je vous envoie ce petit mot. Bon courage à tous ceux qui
sont restés au pays et qui travaillent pour les pensionnés, nous leur en
sommes reconnaissants.
On vous envoie du soleil et quelques photos souvenir.
Je vous quitte car Yves m'appelle, une bande de dauphins nous entourent dans le port, il y en a bien une vingtaine qui nous saluent par des bonds
prodigieux.
A bientôt sur le web.
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4
janv
2007
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Bonne et heureuse année à vous tous !
Tout d abord, je vous envoie le soleil du Brésil, et au moment ou je vous
écris, ce lundi 1 janvier 15h locale, il fait 37 °, un soleil éclatant et
une musique de samba nous entoure, venue de je ne sais ou.
Une bonne et heureuse année à vous tous, et pour ceux qui sont encore dans
la vie active, bon courage, travaillez bien, payez vos impôts car il faut
penser aux retraités.
Je vous avais quitté à Mindelo, au moment ou nous faisions le plein, afin de
se préparer pour la traversée vers une autre île de l'archipel Cap Verdien :
Boa Vista, 24 heures de navigation, sans problèmes particuliers, arrivée à
Boa Vista, mouillage prés d'un îlot et farniente. Boa Vista est très
différent de Sao Vicente (Mindelo), bon enfant et très calme. Baignade et
relax avant le départ pour le continent africain. En ce 12 décembre nous
nous préparons pour 2 à 3 jours de navigation, destination Dakar. Le vent
devrait être bon plein, adonnant à l'arrivée de Dakar. Départ tôt le matin,
quarts de deux heures pour Yves et moi, à partir de 20 heures, tout se passe
bien, peu de vent (au près) et arrivée deux jours plus tard, le soir tombant
à Dakar, pour un mouillage qui nous est exceptionnellement réservé, juste
en face de la résidence du président du Sénégal. Apéro, détente, lorsque
soudain tombe un appel a la VHF: Tous les bateaux doivent immédiatement
quitter le mouillage, motif : la présence du roi du Maroc dans une résidence
de la baie. Le service de sécurité marocain, très agressif, ne veut pas que
l'on reste une minute de plus dans la baie ou dort le roi. Consternation des
services sénégalais, qui ne savent pas comment réagir. Nous décidons tous de rester sur place pour la nuit, car se déplacer la nuit prés des côtes du
Sénégal est assez risqué, présence de filets, de pirogues non éclairées,
d'obstacles divers (épaves non signalées, etc..). Malgré nos trois jours de
navigation, nous nous relayons dans le cockpit afin de surveiller le garde
cote sénégalais qui patrouille autour de nous, survolé par un hélicoptère
(sans doute Marocain) qui se fait menaçant en éclairant chacuns des bateaux
de la flotte du rallye. A sept heures du matin départ pour un autre
mouillage, deux à trois milles plus loin. La nous découvrons le continent
africain. D'abord l'odeur, forte, un mélange de vanille et de relents (très
fort) de poissons séchés,( genre crevettes d'Ostende pas fraîches). Nous
étions mouillés devant un petit village des faubourgs de Dakar. La
population est très bon enfant. Très pauvre. La débrouillardise est de mise,
petits métiers de rue, petits ateliers travaillant des bouts de tôle de fer,
martelant, chauffant, tordant, toutes sortes de pièces d origines
douteuses, et finalement, réparer (sic), les camions et voitures les plus
diverses et qui seraient depuis longtemps jetées a la ferraille chez nous.
Dakar se trouve à 10 Km, ce qui fait de 30' à 3 heures de route, suivant la
circulation..En fait il n'y a pas de routes, mais des pistes de terre damées
par les milliers de camions Berliet 1950 qui creusent des ornières parfois
infranchissables. Choc de l'Afrique noire. Nous connaissions les Antilles,
la Chine, et le Moyen Orient, l'Afrique c'est autre chose. On s'y fait, ou
l'on déteste, on ne peut pas rester indifférent. Dakar est pour certains de
nos compagnons, infernal, foule de gens nous harcelant pour nous vendre des bibelots divers, colliers, grigri, stylos Mont Blanc, parfums Dior, le tout
parfaitement imité. Dépaysement garanti, découverte de l'Afrique,
fascination, étonnements. Nous profitons de notre présence à Dakar pour nous acheter des moustiquaires, car le paludisme sévit, et surtout pour nous
préparer pour notre prochaine étape, le Saloum. Connections sur Internet
pour organiser l'envoi de colis de France, courrier et pièces diverses pour
réparer ou stocker les pièces de rechanges qui nous seraient peut être
utiles. Départ pour le Saloum. Nous longeons pendant 18 heures la côte,
parsemée de filets non signalés, slalom géant, plusieurs de nos compagnons
s'y font prendre. Arrivée au Saloum, une pirogue nous y attend pour nous
montrer le chemin, les cartes ne sont plus exactes depuis le passage d'un
tsunami l'année passée. Nous nous suivons à la queue leu leu, enregistrant
la trace de notre passage dans le système de navigation. En effet au retour
nous serons seuls pour repasser à cet endroit. La trace nous situe au milieu
des terres, nous avons 50 cm d'eau en dessous de la quille : forte tension.
Nous jetons l'ancre au coucher du soleil, en face d'un village de pécheur,
beauté d'un coucher de soleil, odeur de poisson à peine supportable. Nous
découvrons le lendemain que ce village est spécialisé dans le séchage au
soleil de poisons Leur spécialité : fabrique de sauce forte faite à base
d'entrailles de poisons. Djiffer, que nous visitons le lendemain, est
cependant très accueillant. Ils possèdent des pirogues qui embarquent
25personnes, afin de pouvoir retirer des filets de plusieurs tonnes (12
tonnes). Dur dur, les femmes préparent immédiatement les poissons pour le
séchage. Certains poissons sont fumés. Ambiance de village africain
authentique, ribambelle d'enfants, rires débonnaires, effarouchement des
femmes, nous nous sentons loin de toute civilisation, plus rien ne ressemble
à nos habitudes, nourriture, odeurs, rencontres multiples, contacts
chaleureux, nous sommes dans un autre monde, nous sommes des martiens, nous sommes Stanley et Livingstone.
Le reste de notre découverte du Saloum se fera individuellement, chacun des
équipages jetant l'ancre suivant son désir, devant l'un ou l'autre village.
Milles histoires différentes, toutes attachantes, étonnantes.
Dionysos s'est arrêté à Mar Lodj . Seul village catholique, au milieu de
musulmans. Nous y avons assiste à la messe avec tam-tam. Assis sous un
baobab, un vieux sage nous montre le tam-tam « gazette ». Celui-ci sert de
moyen de communication entre les trois villages situé sur l'île ou nous
étions ancrés. Aujourd'hui il signale encore toujours les mariages, les
naissances et les enterrements. Nous sommes restés 5 jours dans le Saloum,
les yeux pleins de soleil, les souvenirs de rencontres touchantes, la misère
à l'état pur, la misère à nos yeux, mais les gens semblent heureux, car ils
se contentent de peu. C'est du moins ce que la plupart d'entre nous
pensions, à tord ? A raison ?
De retour à Dakar, j'apprends que mes colis sont arrivés. Je décide de me
rendre à l'aéroport, pour en prendre possession. Tout le monde veut
s'occuper de moi, en réalité pour me soutirer un maximum. Heureusement,
j'avais un correspondant local, qui représente une société de transport qui
fut l'un de mes clients. J'ai du me rendre trois jours durant à l'aéroport,
mes colis étant d'abord égarés, puis incomplets, puis les papiers pas en
ordre, puis il fallait payer un bachshish, à 5 douaniers, le dernier jour de
notre départ, après avoir passé 18h en tout à l'aéroport, mes colis (au
nombre de huit) me furent enfin livrés. Comme il s'agissait de pièces
détachées parfois indispensables pour la continuation du voyage, Yves et moi
nous nous sommes mis au travail. De ce fait nous sommes partis pour notre
traversée avec 48 heures de retard.
La traversée s'est passée sans gros problèmes, excepté que le pilote à cassé
trois fois, mais cette fois ci, nous avions les pièces de rechanges. Le plus
difficile, fut le passage du pot au noir, juste avant le passage de
l'équateur. Trois jours de calmes plats, avec grains violents. Nous avons
mis le moteur pour ce dégager, tout en faisant très attention au niveau du
gasoil, seule source d'énergie à bord. Contraints et forcés, nous avons
coupé le moteur après deux jours de navigation, ayant calculé une réserve
suffisante pour faire tourner le générateur pour assurer notre énergie pour
la traversée (frigos, pilote, systême de navigation, pompes, feux de
position, radar, 8 heures de générateur par 24 heures. Nous sommes arrivés à Bahia, avec 15 litres sur 600 dans le réservoir. C'était serré. La réserve
de champagne à bord était également vide, le passage de l'équateur oblige à
verser son obole à Neptune, (et à l'équipage). Voilà je vous enverrai
bientôt une nouvelle missive sur notre séjour à Bahia, ou nous restons
jusqu'au 25 janvier, avec remontée de l'amazone pendant 45 jours.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Jacques, Denise et Yves
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